Mardi 07 septembre 2010
Le café du pont
Réalisé par Manuel Poirier
  • Avec Bernard Campan, Cécile Rebboah, Sergi Lopez, Sacha Bourdo
  • Pays : France - -
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée: 1h34
  • Année de production : 2010
Printemps 1947, dans le Sud ouest de la France, Pierrot, une douzaine d’années, pêche avec joie des petits goujons dans un canal. Fier de sa pêche il rentre chez lui, et retrouve ses parents qui consacrent beaucoup de leur temps et toute leur énergie à leur café, "Le café du pont" où viennent ouvriers et mariniers...
D'après l'ouvrage éponyme de Pierre Perret.
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Critique Presse
Télérama.fr
(...) l'académisme rétro ne manque curieusement pas de charme, déjoué par une distanciation de bon aloi. (...) Le cinéaste s'attache à des conversations au bord du zinc, des détails sur le goût des aliments, la fraîcheur d'une brume au petit matin. Des images d'Epinal, indigestes ailleurs, qui passent plutôt bien ici. (...)  La caméra s'attarde, du temps passe, quelqu'un fait la sieste. Poirier retrouve alors la grâce du cinéma amateur, captant un beau moment de présent, et non plus du passé ripolin.
Manuel Poirier, réalisateur

En s'attaquant à l'adaptation d'un roman, le réalisateur savait pertinemment les risques à éviter, comme il le confesse ainsi : Un livre est un livre. C’est une œuvre et on ne transforme pas une œuvre. Je ne vais donc pas coller au livre. Je ne vais pas montrer l’enfance d’un chanteur, mais celle d’un petit garçon, d’un pré-adolescent sous l’occupation. Je veux que mon Pierrot du « Café du Pont » soit un petit garçon universel. (...) Cela fait du bien de voir une famille heureuse, des parents qui tiennent leurs enfants dans un affectif stable, dans un monde structuré, raconte-t-il. Quand j’ai lu le livre de Pierre Perret, le courant est passé. Jusqu’ici je montrais des errances, des fragilités, j’ai eu envie de changer de registre.

Dossier de presse

Ce film est une adaptation des mémoires de Pierre Perret, un livre éponyme qui était sorti en 2005 et avait permis pour la première fois de l'entendre parler de son enfance dont le film choisit la période entre 8 et 12 ans.

TéléCinéObs
Le Plus : Le livre de Pierre Perret a été un best-seller et la nostalgie a du succès.
Le Figaro
C'est évidemment très ténu, discret, fragile, un peu mou. (...)  Mais si l'on accepte les choix stylistiques du réalisateur, on prendra plaisir à observer la vie et l'atmosphère de ce petit coin de France d'autrefois, comme on peut prendre plaisir à feuilleter un album de cartes postales anciennes, qui évoquent des jours révolus dans des campagnes oubliées...
Le Point.fr
En adaptant très librement l'ouvrage de Pierre Perret où le chanteur évoquait son enfance, Manuel Poirier échappe aux pièges trop évidents. Pour mettre en scène la vie d'une famille ordinaire et des liens sentimentaux que rien ne peut briser, le cinéaste fuit les grandes scènes démonstratives et privilégie les non-dits, les ellipses, les chuchotements... Son film, simple et émouvant, n'en est que plus fort.
s