En s'attaquant à l'adaptation d'un roman, le réalisateur savait pertinemment les risques à éviter, comme il le confesse ainsi : Un livre est un livre. C’est une œuvre et on ne transforme pas une œuvre. Je ne vais donc pas coller au livre. Je ne vais pas montrer l’enfance d’un chanteur, mais celle d’un petit garçon, d’un pré-adolescent sous l’occupation. Je veux que mon Pierrot du « Café du Pont » soit un petit garçon universel. (...) Cela fait du bien de voir une famille heureuse, des parents qui tiennent leurs enfants dans un affectif stable, dans un monde structuré, raconte-t-il. Quand j’ai lu le livre de Pierre Perret, le courant est passé. Jusqu’ici je montrais des errances, des fragilités, j’ai eu envie de changer de registre.