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Un poison violent
Réalisé par Katell Quillévéré
- Avec Clara Augarde, Lio, Michel Galabru
- Pays : France - -
- Genre : Drame
- Durée: 1h32
- Année de production : 2009
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Anna, 14 ans, quitte l’internat et rejoint son village. Elle doit profiter des vacances pour faire sa confirmation. A son arrivée, elle découvre que son père vient de quitter la maison. Sa mère, effondrée, trouve refuge auprès d’un prêtre et ami d’enfance. Anna se raccroche à son grand père, qu’elle adore. Elle se rapproche aussi de Pierre, un adolescent libre et solaire, qui se soucie peu de Dieu.
Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2010. Prix Jean Vigo.
Critique Presse
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Le Monde |
Joliment filmé entre lande et grève, Un poison violent frappe par sa retenue, mais aussi par une espèce de conservatisme. On se dit que cette histoire qui fait intervenir un gentil prêtre italien objet de convoitises féminines aurait fait scandale en 1954. Aujourd'hui, elle ne fait qu'intriguer.
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Studio Ciné Live |
C'est toujours un petit miracle d'assister à la naissance d'une comédienne. Clara Augarde est stupéfiante. La réalisatrice Katell Quillévéré, dont c'est le premier film, fait preuve d'une belle maîtrise de la caméra.
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L'Humanité |
Un beau portrait d'adolescente entre la Mouchette de Bresson et la Thérèse d'Alain Cavalier, en moins dramatique. Un premier long métrage tout en nuances, une oeuvre modeste justement récompensée du prix Jean Vigo.
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Positif |
Tout n'est pas maîtrisé dans cette éducation sentimentale, mais il y a suffisamment de belles choses pour en faire un assez bon film. Si la mise en scène demeure académique, les acteurs sont d'une justesse bienvenue.
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Télérama |
Spiritualité, inquiétude, érotisme balbutiant : ce premier film découvert à Cannes navigue avec délicatesse, au même rythme que sa pieuse héroïne. Déjà experte à choisir et diriger ses acteurs, la réalisatrice révèle des visages familiers sous des angles inconnus : Lio étonne, à contre-emploi, en catholique provinciale. Et Michel Galabru trouve l'un de ses plus beaux rôles.
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Les Inrockuptibles |
Katell Quillévéré fuit ici les ombres tutélaires (Pialat, Breillat) pour s'en tenir à un rythme égal : les conflits sont déterminés posément, la montée des fureurs regardée lointainement, et les contradictions des âmes apaisées au profit d'un désir de suspension élégiaque quelquefois artificiel. En tout cas, un film attachant.
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Télérama |
Cela paraît théorique, mais ça ne l'est pas, parce que la cinéaste possède un sacré talent : sens remarquable du cadre, don pour faire dire aux images plus qu'elles n'en disent apparemment. Beaucoup, ici, sera affaire de transcendance et de pesanteur, mais sans insistance. Ce qui est à l'œuvre est ténu, Il faut se laisser charmer.
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Le canard enchaîné |
Un très beau film d'adolescence, construit comme un concerto, passant subtilement de la chronique aux tourments intimes, passant par l'extase et le deuil.