Notes de production
A l’origine, le tournage devait avoir lieu en Bosnie. A la suite d’une rumeur selon laquelle le film portait sur une histoire d’amour entre une musulmane violée et son bourreau, le ministre de la culture a annulé l'autorisation de tournage avant finalement de donner son feu vert. C'est la première fois qu’Angelina Jolie passe derrière la caméra, elle a aussi signé le scénario et en est productrice. Deux versions ont été tournées, l’une en anglais, l’autre en serbo-croate (celle présentée en France).
Première
Bien épaulée par le vétéran Dean Semler à la photo et par des acteurs concernés, Angelina Jolie fait preuve d'une belle capacité à rebondir. Sa deuxième partie de carrière s'annonce passionnante.
excessif.com
Il faut reconnaître au coup d'essai de la star plusieurs atouts. Tout d'abord, le refus de la démagogie : l'actrice que l'on sait sensible aux causes humanitaires paraît totalement investie. Pas d'angélisme, pas de pathos, pas de complaisance. Surtout, elle renoue avec une tradition hollywoodienne en vigueur depuis Casablanca, développant une idylle contrariée dans un contexte délétère et ose, disons-le carrément, fréquenter le terrain plus glissant des frasques SM de Portier de nuit (Liliana Cavani, 1974). A l'arrivée, du cinéma classique qui respecte les langues et les valeurs culturelles.
Studio Ciné Live
Angelina Jolie surprend avec ce drame subtil dans un pays en guerre. Les personnages parlent serbo-croate et sont intreprétés par des comédiens de la région. L'effort est à saluer et renforce la crédibilité du propos. Elle a su aussi éviter de tomber dans le mélo.
Rolling Stone
Angelina Jolie a l'oeil vif pour trouver le coeur d'une scène ainsi que le véritable instinct de cinéaste pour le rythme. Son film est là pour nous secouer. Ce qu'il réussit.
Teaser
L'humilité globale et la sincérité qui émanent du film suffisent à nous faire penser qu'Angelina Jolie pourrait bien être meilleure cinéaste qu'actrice.
Le JDD
Angelina Jolie signe un film très honorable ni mièvre ni caricatural, dont elle a aussi écrit le scénario. On pense à Portier de nuit, même si l'ensemble reste très pudique et romanesque.
Télérama
Les images puent la peur, les armes, l’humiliation et la souffrance. Le casting, la langue, tout est juste. Pas de visage célèbre, pas un mot d’anglais dans la bande-son. Sur le devoir de mémoire, le trauma collectif, la possibilité d’une réconciliation, le film pose des questions difficiles. Et se garde bien d’y apporter des réponses simples.