avoir-alire.com
Avec son casting à la pointe, ce film d’espionnage est à l’image du célébrissime John Le Carré, dont ce thriller est l’adaptation : froid, intelligent, et terriblement élégant. Le film prend à la gorge, malgré sa longueur et son intrigue tortueuse. Alfredson (Morse) a réussi à créer une atmosphère riche, guidée par le souci de l’exactitude historique, d’où se dégage un parfum singulier qui laisse à la mise en scène le plaisir de nous guider et de nous perdre.
Entertainment Weekly
Ce n'est pas souvent qu'un thriller aussi captivant intellectuellement nous est proposé. La Taupe, adapté du roman d'espionnage sur fond de Guerre Froide de John Le Carré (1974), est un casse-tête d'un ordre rare. Certains passages nous captivent par leur intelligence et leur subtilité, tandis que d'autres sont à la limite de l'incompréhensible. Ne pas savoir ce qui nous attend fait partie de la structure même du film. La Taupe est un film présentant une succession de tromperies et d'indices des plus discrets. Le tout transformant ainsi la compréhension de ce récit en une vision du monde.
Le Film Français
La taupe s'est d'ores et déjà imposé comme le plus gros succès anglais de 2011 Outre-Manche où il a enregistré 2,5 millions d'entrées. Aux Etats-Unis, sa bonne carrière est loin d'être terminée, d'autant que les Oscars approchent.
Première
Après l'incroyable Morse, le Suédois Tomas Alfredson confirme ses qualités de metteur en scène de premier plan. Un film de réflexion plus que d'action, qui décrit une réalité complexe. Aux antipodes d'un James Bond, il représente un modèle aussi réussi que séduisant.
Clap Mag
Scénario en béton, casting quatre étoiles : l'émergence d'un auteur d'une force impressionnante au service d'une magnifique pièce complexe et froide.
Excessif.com
Tel un chirurgien virtuose, Alfredson a pratiqué la même opération que sur son précédent long métrage (Morse) : dépoussiérer un genre (ici, le thriller d’espionnage) et le développer sur un mode anti-spectaculaire avec une volonté de complexifier des archétypes et de sonder le feu sous la glace. Les espions sont aussi livides que des vampires. C’est la clé pour comprendre comment fonctionne ce récit contaminé par le spleen et peuplé de personnages exsangues. Une superbe adaptation du premier roman de La trilogie de Karla, de John Le Carré qui renoue avec l’intelligence aiguë des grandes fictions paranoïaques des années 70 signées Sydney Pollack, Alan J. Pakula et Francis Ford Coppola.
Le JDD
Un brillant film d'espionnage à la nostalgie envoûtante, porté par la crème des comédiens anglais.
Télérama
Voir La taupe sans avoir lu une ligne du best-seller de John Le Carré ? C’est possible. Quitter la salle sans être sûr d’avoir entièrement saisi l’écheveau de trahisons simples, doubles, croisées de ce récit d’espionnage ? C’est presque un signe de santé mentale. Savourer l’entre-deux, s’en régaler même, combler ainsi le goût des intrigues ouatées et du suspense, c’est une certitude... Autant que prendre conscience du niveau de maîtrise atteint par Tomas Alfredson (Morse) et de sa stupéfiante troupe d’acteurs british. Peu ou pas d’action dans ce film volontairement hiératique : juste une envoûtante série de récits gigognes d’où affleure peu à peu la vérité.
Les Inrocks
A rebrousse-poil des codes du film d'espionnage américain, un vertigineux jeu du poker menteur et un abîme d'une noirceur insondable.