Abus de ciné
Summertime est un premier film désenchanté. Du long-métrage (1h13 bien employée) se dégage une douleur, celle des enfants abandonnés, mais aussi un espoir, celui d’un avenir meilleur. L'émotion ne vous lâche plus. Un film dur justement récompensé à Deauville.
Ecran large
La grande force de Summertime est de dresser un portrait juste et émouvant de l'adolescence. L'interprétation de William Ruffin est très réussie, tant celui-ci arrive à faire passer énormément d'émotion dans ses silences et ses regards. Grâce à sa maturité, il porte tout simplement le film sur ses épaules. Une mise en scène sobre et élégante pour un premier film prometteur.
Télérama
Le prix du jury de Deauville récompense un film tourné loin des grands centres urbains, dans les campagnes du Mississippi. Malgré un titre explosif, The Dynamiter de Matthew Gordon joue en sourdine. Délicatesse de l’observation, sobre assurance de la mise en scène sur un tapis de mélodies folk.
Studio Ciné Live
William Ruffin est saisissant de mélancolie contenue, de douceur rugueuse. C'est la première fois qu'il joue. Comme tout le reste du casting. C'est aussi cette authenticité brute, avec la finesse du scénario, qui confère sa justesse à cette délicate chronique de la désillusion ordinaire.
Les cahiers du cinéma
Ces ados viennent rejoindre les fratries d'outcasts livrés à eux-mêmes qui ont depuis quelques années investi au cinéma le sud des Etats-Unis, sauvage et déclassé (de Shotgun stories, L'autre rive aux Bêtes du sud sauvage, récente Caméra d'Or à Cannes).
Première
Le film de Matthew Gordon sort du lot grâce à une compassion jamais factice pour des personnages brillamment interprétés.
Télérama
C'est un premier film étonnant — la surprise de ce début d'été —, tourné pour quelques dollars, visiblement réunis par des potes enthousiastes. Il a la langueur moite de ce Sud américain où les gestes, rares, où les mots, traînants, semblent constamment renforcer le silence... La mise en scène est paradoxalement vive, rapide, à l'affût de la moindre parcelle d'émotion. Le cinéaste retrouve la grande tradition des humanistes à l'ancienne : les John Ford, les Martin Ritt qui filmaient les crises et les exclus.
Le canard enchaîné
Venu du documentaire social, le réalisateur a misé l'argent de sa famille et procédé sur place à un casting de non-professionnels. Grâce à ce tournage "pauvre", il réussit un film riche sur les déclassés du rêve américain.
Libération
Filmé avec un tact pas si commun, le portrait touchant d'un ado en quête d'identité.
Le Monde
Une authenticité quasi documentaire, des comédiens amateurs très convaincants.
Les Inrockuptibles
Un drame réaliste à hauteur d'homme. Une Fureur de vivre contemporaine, sans chichis et sans mélo.