Première
L'interprétation subtilement décalée de George Clooney ne manque pas d'évoquer la cocasserie des personnages joués par Bill Murray ou Owen Wilson dans les films de Wes Anderson (Darjeeling Limited). Alexander Payne (Monsieur Schmidt, Sideways) est obsédé par les questions de legs et d’identité, que The Descendants travaille avec retenue.
Télérama
Chronique douce-amère d'un deuil annoncé : situations ciselées, dialogues excellemment écrits – avec cet art d'éviter le tire-larmes attendu pour mieux vous avoir un peu plus tard, et le critique le plus endurci se transforme en fontaine. Ça, en France, on ne sait pas faire. Mais ça marche, provoque illico l'empathie du spectateur. Peu d'acteurs américains contemporains ont acquis cette aura et cette extrême familiarité jointes qui étaient l'apanage de James Stewart ou Cary Grant. George Clooney y est parvenu.
avoir-alire.com
Une certaine dynamique tire le film vers son ton rêvé et véritable, celui de la satire sociale : des scènes de dialogue assez drôles et noires, ainsi qu’un portrait au vitriol de la "beaufitude" à l’américaine, assez peu représentée au cinéma.
Studio Ciné Live
George Clooney, magistral, dédie sa cinquantaine lasse à ce personnage paumé et largué. Un film fort.
Le Point
Ah, George Clooney ! Il est l'âme du film, parfait en mari déchiré entre le deuil qui s'annonce et la blessure narcissique de l'homme trompé, remarquable dans son portrait de père malmené.
Rolling Stone
Alexander Payne, version luxueuse du cinéma d'auteur américain, est aussi un spécialiste des atmosphères décalées.
Entertainment Weekly
Le film est magnifiquement ciselé, pointu, drôle, généreux et émouvant. Payne met une éternité à réaliser un film, cherchant à chaque fois le livre parfait à adapter. Mais quand il le découvre enfin et commence à travailler (dans ce cas, il s'agit du roman de Kaui Hart Hemmings), il transforme chaque film en un univers magistralement réalisé et habité.
Le Journal du Dimanche
Contre toute attente, ce mélodrame intimiste conserve une forme de légèreté et doit sa singularité à son contexte géographique. George Clooney, récompensé aux Golden Globes, est méconnaissable.
Télérama
Tout en saluant le mérite d'Alexander Payne, son goût des personnages complexes, son usage de l'ironie comme une pudeur (tout cela révélé par Monsieur Schmidt et, surtout, Sideways), il faut bien reconnaître que c'est la présence de George Clooney qui fait office de signature du film. The Descendants, c'est lui.
Le Monde
Le film ne s'approche que rarement de la dimension tragique contenue dans la situation de départ. La dominante reste comique. Et Alexander Payne inscrit ces figures minuscules, animées avec un soin amoureux, dans un paysage impressionnant.