Studio Ciné Live
L'homme de Steak et de Rubber a encore frappé ! Wrong est à la comédie ce que le Lost Highway de Lynch est au thriller. On y retrouve le même talent pour distordre la réalité et jouer avec les codes du genre.
Positif
En créant un univers oscillant entre Tati et Lynch, l'air se fait rare, la quête de l'originalité devient asphyxiante et renvoie toutes les situations à un brillant exercice de style. Wrong, malgré son relatif enlisement scénaristique (mais plus abouti que Rubber) nous donne envie de goûter au prochain titre de Quentin Dupieux.
toutlecine.com
Dans Wrong, l'absurdité permanente est très drôle et ne bascule jamais dans le ridicule. Le héros attachant évite par un jeu au premier degré de tomber dans le pathos avec ce film à l'intrigue légère en apparence, mais intense dans sa conclusion.
Le grand journal
Absurde, surréaliste, poétique, délirant, inventif.
Utopia
Pour peu qu'on soit disposé à ne pas prendre le film au sérieux, on passe un excellent moment à déchiffrer une histoire sans queue ni tête certes, mais non sans talents : la photo est splendide, un univers entre Lynch et Spike Jonze, des acteurs qui s'amusent comme des fous...
Première
Créateur passionnant car déroutant, Dupieux s'avère également un directeur d'acteurs inspiré. Le casting tout entier est au service de la vision barrée du réalisateur.
Télérama
Quentin Dupieux, homme-orchestre (ici, réalisateur, scénariste, chef op' et compositeur), ne fait que pousser à leur comble tous les tics des séries américaines, dialogues insensés compris. A la manière d'un David Lynch, tout devient inquiétant : un jardin pavillonnaire, la vie de bureau, et même les sentiments. On reste tendus jusqu'à la dernière image, superbe.
Le Monde
Il y a indéniablement une atmosphère dans Wrong - un sentiment de malaise, de dysfonctionnement généralisé, de bug civilisationnel. Le cinéaste la rend d'autant plus vibrante qu'il parvient, malgré la tonalité absurde de l'ensemble, à donner chair à ses personnages. Le film ne ressemble à rien de connu.
Le canard enchaîné
Scandé par une musique électronique, ce film design, épuré, est bâti sur le principe du couac. Tout grince, tout y est décalé. C'est un cinéma de l'absurde, mais sans le sentiment du tragique ni la solution du comique.